La peur de la noyade explique sans doute notre méfiance vis-à-vis de l’apnée aquatique. Dans toutes les piscines du monde occidental on affiche:  » apnée libre interdite « . Pourtant, l’homme a des prédispositions naturelles pour cet exercice. Quand il s’immerge, son coeur ralentit automatiquement, le sang rejoint les organes nobles. S’il s’enfonce profondément, sa rate se contracte libérant de l’hémoglobine chargée en oxygène, l’accroissement des pressions partielles de gaz dans le sang fait qu’il a moins envie de respirer…
 
Par ailleurs, sous la surface, la résistance de vague disparaît et le rendement propulsif augmente.
Et si l’on pouvait nager plus vite qu’en crawl, dos, papillon et brasse ? Et s’il était possible de performer sans être contraint de remonter en surface avant la bouée des 15 mètres ? Et si nager en immersion était plus rapide que de réitérer sans cesse les 4 nages officielles ? Tel est le défi lancé à quelques adeptes de la 5e nage fin juin 2019 à Paris. Parmi eux, le Brésilien Léo Schilling capable de réaliser 50 mètres en immersion en moins de 23 secondes, ou l’Américain Taylor Hill, pulvérisant le 50 mètres dos avec plus de 6 mètres d’avance…
Cet événement a pour but de légitimer l’émergence d’une 5e nage en immersion (The Fifth Stroke) et de montrer qu’il ne faut pas avoir peur de l’apnée aquatique. Un vivier de dizaines de nageurs performants s’entraîne déjà et sera présent. Et l’espoir d’une mobilisation médiatique et sponsorisée suffisante pour que la Fédération sportive de tutelle reconnaisse officiellement cette 5e épreuve où la règle distinctive sera:  » propulsion du corps en surface interdite « . Revenir en surface pour inspirer pourra se faire dans l’amorce de chaque virage. Les épreuves auront lieu en bassin de 25 mètres. Soutenez-nous dans ce projet et rejoignez notre groupe !
Voir sur le site : https://www.la5enage.com/