Impact de l’activité physique sur les capacités du corps en mouvement

Responsable : Damien Vitiello
Au cours d’une activité physique, certains mécanismes physiologiques, psycho-cognitifs et perceptifs permettent des adaptations à court et à long termes des capacités du corps en action. L’objectif majeur de ce théma 1 est d’améliorer la connaissance du corps en mouvement par l’activité physique à travers l’amélioration et la préservation de la santé et de la performance.
Mots-clés : Physiologie – Corps vivant– Perception – Corps vécu – Emersion – Corps capacitaire – Activité physique – Santé – Auto santé́ – Prévention.

 

Le premier objectif de ce thema est de déterminer les effets de différentes formes d’activité physique (continue, à intervalle, intensités faible, modérée, forte, maximale) sur l’amélioration la préservation et la prévention de la santé sur différents types de population (seniors, avec un handicap, athlètes, avec pathologies chroniques, étudiant(e)s, enfants…). Ces effets seront notamment évalués au niveau cardiovasculaire, respiratoire et musculaire.

Le deuxième objectif de ce thema est d’analyser de la perception de l’effort (le corps vécu) dans différentes formes d’AP en utilisant des indicateurs psycho-cognitifs, et de mettre en relation cette perception subjective avec des variables physiologiques afn de découvrir les capacités réelles et objectives du corps (le corps capacitaire). Ici l’ambition est de permettre à toute personne de connaître encore mieux son propre corps et d’être à l’écoute de ses sensations afn de gérer au mieux son engagement dans un mode de vie actif à des fns de santé psychologique et physique et de performances motrices.

Le troisième objectif est l’étude de la régulation par l’auto-santé. Le vivant est actif sans que nous y prêtions attention garantissant ainsi la continuité de notre vie. L’émersion favorise ce contact meilleur avec son corps vivant en l’acceptant comme une source d’informations vitales et vivaces. Le mode d’emploi de la vie par le vivant lui-même ne correspond pas toujours à la perception vécue par le sujet humain. L’autosanté est cette modifcation de soi par une régulation du corps vivant. Cette vivacité, à la différence de la vitalité, cherche une nouvelle forme de vie, pas seulement la manière de vivre, l’habitus, mais la forme que le vivant prend pour se rendre vivable. Une régulation de sa propre santé repose sur l’éveil de nouvelles capacités à l’occasion des pratiques de loisirs, d’activité sportives lentes et de développement personnel telles que peuvent l’apporter la marche nordique ou le yoga.

 

Présentations globales des activités actuelles du théma 1 :

-Thèse CIFRE Billatraining : détermination des facteurs de transition des états physiologiques et des variations de la vitesse de course associés à la perception de l’effort

Le marathon est devenu le « gold standard » pour mesurer l’énergie humaine. Il fait partie des épreuves ou le monde amateur peut se confronter aux mondes professionnels sur les mêmes courses. La vitesse variable serait une façon d’atteindre une meilleure performance chronométrique au marathon.

Ce projet a pour objectif 1/ de déterminer le ou les facteurs de transition des états physiologiques avec un matériel de pointe d’analyse de paramètres physiologiques et biomécaniques auprès de coureurs en situation écologique (marathon) et 2/ d’appliquer ces facteurs par le biais d’objets connectés aux coureurs du marathon et aux sujets actifs, dans le but d’être accessible à l’ensemble des coureurs. Ce projet vise donc l’amélioration des services proposés par l’entreprise tout en faisant progresser les recherches d’utilité publique respectant la santé et favorisant l’auto santé et l’amélioration de la performance sportive.

 

-Thèse CIFRE Manatec : détermination d’un protocole d’entraînement à visée santé et performance à partir de variables hémodynamiques non invasives dans les tests d’effort

À ce jour, il n’existe pas de paramètres physiologiques hémodynamiques issus de la cardiographie par bio-impédance et mesurés par le Physioflow® (appareil conçu et fabriqué par la société Manatec) permettant d’aider la décision des praticiens dans les services de cardiologie et des suites à donner aux traitements. De même, ils n’existent pas de paramètres hémodynamiques permettant l’autogestion de l’intensité et de la durée des exercices d’une personne âgée ou d’un sportif lambda.

Ce projet a pour objectif 1/ de déterminer le traitement le plus adapté en fonction de la réponse physiologique du patient à une pathologie évaluée par le Physioflow®, 2/ de définir ce ou ces paramètres hémodynamiques et mesurés de manière non invasive et non vulnérante pour guider les praticiens dans le choix du meilleur traitement (médicamenteux, exercice physique) et 3/ d’initier une dynamique d’assiduité à la pratique de l’activité physique par des validations concernant la fiabilité de l’autogestion de l’intensité et de la durée de l’effort par la personne au cours de son entraînement et dans son évolution au travers des progrès en matière de capacités cardiorespiratoires, de puissance musculaire et de perception de l’effort.

 

-Thèse UNIFAF MGEN : étude clinique sur les effets bénéfiques d’un entraînement combinant endurance et résistance pour des patients atteints par le syndrome de Marfan

Le syndrome de Marfan (SDM) est une maladie génétique autosomique dominante provoquée par la mutation du gène fibrilline-1 (FBN1) codant pour la protéine fibrilline-1. La fibrilline est le principal composant des microfibrilles, éléments présents dans l’ensemble des tissus de l’organisme cette pathologie se caractérise par la multitude de ses manifestations cliniques dont les anévrismes au niveau de la racine aortique, une dysfonction du ventricule gauche et la dissection aortique. Il y a malheureusement peu de traitements efficaces et aucune prise en charge non médicamenteuse n’existe à ce jour pour les patients atteints par le SDM. L’activité physique pourrait représenter une alternative pertinente pour ces patients.

Ce projet a pour objectif principal de proposer une méthode d’entraînement combinant endurance et résistance, adaptée à cette pathologie afin d’améliorer la qualité de vie des patients atteints par le SDM.